Les taux de revalorisation moyens des supports euros des contrats individuels (y compris groupes ouverts) et des contrats collectifs à dominante retraite sont relativement stables en 2025 : 2,63 % comme en 2024 nets de prélèvements sur encours et avant prélèvements sociaux pour les contrats individuels et +11 points de base pour atteindre 2,64 % pour les contrats collectifs.
Cette quasi-stabilité s’inscrit dans la continuité des évolutions observées depuis 2023 à la fin de la période de hausse importante des taux.
Ce maintien de la revalorisation a été permis par la hausse significative du taux de rendement de l’actif des assureurs et par la reprise, plus faible néanmoins qu’en 2023 et 2024, de la provision pour participation aux bénéfices pour les contrats individuels. Elle avait été en effet dotée pendant la période de taux bas jusqu’en 2021 pour faire face à une éventuelle remontée des taux. Exprimée en pourcentage des provisions d’assurance vie, la provision pour participation aux bénéfices atteint ainsi 4,0 % pour les contrats individuels et 2,0 % pour les contrats collectifs fin 2025 contre respectivement 4,3 % et 1,9 % fin 2024.
Le taux technique moyen accélère sa baisse à 0,32 % en 2025 contre 0,35 % en 2024 pour les contrats individuels et 0,98 % en 2025 contre 1,01 % en 2024 pour les contrats collectifs. Cependant, la situation varie selon les organismes et certains conservent dans leurs portefeuilles un stock d’anciens contrats offrant des taux techniques élevés.
Enfin, le taux de chargement de gestion payé par les assurés s’établit en moyenne à 0,63 % en 2025 pour les contrats individuels et à 0,47 % pour les contrats collectifs contre respectivement 0,62 % et 0,42 % en 2024.
Consultez ici l’intégralité du document : Analyse et synthèses n° 180 – 2025 « Revalorisation 2025 des contrats d’assurance vie et de capitalisation » (ACPR, 30 juin 2026)
Le Pôle commun Assurance Banque Épargne de l’ACPR et de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a mené une étude consacrée à la distribution, aux frais et à la performance de ces produits complexes.
Cette étude, menée auprès d’acteurs représentant l’ensemble de la chaîne de distribution (émetteurs, assureurs, distributeurs) et sélectionnés en fonction de leur représentativité, porte sur un échantillon de produits commercialisés entre 2023 et le 1er semestre 2025.
L’objectif de cette étude est, par l’identification des modalités de distribution de ces produits, de s’assurer du respect par les professionnels de leurs obligations notamment en termes de gouvernance et de surveillance des produits, ainsi que d’identifier les mesures mises en œuvre par les distributeurs pour s’assurer de l’adéquation du conseil formulé au client.
S’agissant en particulier des frais et de la performance des produits structurés, l’étude a notamment permis de constater que :
Le décret n° 2026-341 du 30 avril 2026, publié au Journal Officiel du 5 mai, vient renforcer et clarifier le cadre applicable aux investissements en unités de comptes accessibles au sein des contrats d’assurance vie et des plans d’épargne retraite (PER). Son objectif est clair : renforcer la protection des épargnants face aux risques de liquidité, de valorisation et de gouvernance associés à certains actifs non cotés ou alternatifs.
Sont ainsi concernés par cette évolution :
Parmi les évolutions notables qui sont apportées :
Après 2 années marquées par une nette progression des rendements, le marché de l’assurance vie a retrouvé un rythme plus apaisé en 2024 ; tel est le constat que tire l’ACPR dans une nouvelle publication « Analyses et synthèses » publiée à fin juillet.
Les contrats individuels, principalement orientés vers l’épargne et représentant l’essentiel du secteur, affichent un encours en supports euros de 1 178 milliards d’euros, contre 1 148 milliards un an plus tôt. La catégorie des contrats à prime unique ou à versements libres, incluant les groupes ouverts, domine largement avec plus de 91 % des encours.
Du côté des contrats collectifs, destinés majoritairement à compléter les revenus à la retraite, la progression est cependant plus modérée : 147 milliards d’euros d’encours à fin 2024, contre 144 milliards en 2023. Les contrats « en cas de vie » concentrent quant à eux 71 % de ce segment.
Ainsi, il y a lieu de constater que les rendements des supports euros se stabilisent : 2,63 % pour les contrats individuels (+3 points) et 2,53 % pour les contrats collectifs (+2 points). Certes, cette pause contraste avec les hausses spectaculaires observées en 2022 et 2023, liées à la remontée rapide des taux obligataires mais elle s’explique en partie par la reprise mesurée des provisions pour participation aux bénéfices, accumulées durant la longue période de taux bas pour préparer le retournement de marché. Fin 2024, ces réserves représentent 4,3 % des encours pour les contrats individuels et 1,9 % pour les contrats collectifs, en léger retrait par rapport à 2023.
Les taux techniques moyens se maintiennent également à 0,35 % pour les contrats individuels et 1,01 % pour les contrats collectifs, avec de fortes disparités entre assureurs selon la présence d’anciens contrats plus rémunérateurs.
Enfin, les frais de gestion connaissent une légère hausse, atteignant en moyenne 0,62 % pour l’épargne individuelle et 0,42 % pour la retraite collective.
En résumé, 2024 apparaît comme une année de consolidation : après l’élan provoqué par la remontée des taux, le marché s’installe dans un équilibre où rendements et encours progressent prudemment, soutenus par une gestion toujours attentive des réserves et des frais.
Consultez ici l’intégralité du document : Analyses et synthèses n° 175-2025 : Revalorisation 2024 des contrats d’assurance-vie et de capitalisation (ACPR, 30 juillet 2025)
Première décision de sanction de l’année 2025 ! Et une chose est sure, l’Autorité de contrôle ne fait plus l’impasse sur la conformité des assureurs quant à leurs obligations en matière de déshérence des capitaux des contrats d’assurance vie et de capitalisation.
La CARCO, institution de prévoyance dédiée à la gestion des régimes de prévoyance et de retraite supplémentaire des salariés de la branche professionnelle des commissaires de justice vient à son tour d’en faire les frais !
Sanction = 500 000 € d’amende + 1 blâme