logo BeeLighted Avocats
Menu
Connexion

C’est une importante publication que nous propose la CNIL depuis le 17 octobre dernier. En effet, à la suite d’une délibération en juillet dernier adoptant cette nouvelle recommandation et abrogeant l’ancienne délibération de 2017 sur les mots de passe ; elle la publie ce mois-ci dans un communiqué accompagné d’outils pratiques pour s’adapter à ses nouveaux conseils.

Malgré le fait qu’elle reconnaisse et recommande les solutions d’authentification forte ou à plusieurs facteurs, fournissant une meilleure protection, le mot de passe est le moyen d’authentification le plus répandu et le plus faible au niveau sécurité.

C’est dans un contexte de menaces accrues sur la sécurité des données, que la CNIL a estimé nécessaire une actualisation de sa recommandation de 2017 avec l’aide précieuse des professionnels et des particuliers de par la consultation publique analysée pour cette nouvelle recommandation.

Dans son communiqué, la CNIL exprime clairement les changements notables par rapport à la recommandation de 2017, en effet, les évolutions suivantes sont à noter :

-la complexité du mot de passe repose sur son « entropie » et non plus sur sa longueur;

-le retrait du cas d’usage : une information secrète pour diminuer les exigences de sécurité sur le mot de passe;

-l’abandon de l’obligation de renouvellement des mots de passe pour les comptes utilisateurs classiques (les comptes privilèges ou administrateurs, y restent soumis) ;

-la rédaction d’une liste de mots de passe complexes à éviter car connus ;

-des bonnes pratiques sur les règles de création et de renouvellement pour garantir un niveau de sécurité fiable et pérenne.

La CNIL développe ensuite sa stratégie actuelle et future quant à l’authentification. D’abord, elle définit et développe « l’entropie » actuelle, c’est-à-dire « la quantité de hasard » ou « son degré d’imprédictibilité théorique ».

Puis, elle définit et développe la notion future de « devinabilité » relative à une nouvelle approche pour déterminer la robustesse d’un mot de passe en évaluant dynamiquement la résistance de celui-ci et non le respect de la politique de mots de passe mise en place.

Enfin, même si cette recommandation n’est pas une norme, la CNIL rappelle qu’elle correspond à l’état de l’art sur lequel le responsable de traitement peut s’appuyer quand il utilise et met en place une authentification par mot de passe.

Ainsi, elle recommande également d’autres mécanismes plus sécurisés comme l’authentification à double facteur ou les certificats électroniques. En tout état de cause, la CNIL recommande le guide de l’ANSSI sur ce sujet, grâce auquel elle peut proposer un tableau de correspondance avec sa propre recommandation.

Consultez ici l’intégralité de l’article et les outils de la CNIL :  Mots de passe : une nouvelle recommandation pour maîtriser sa sécurité ; délibération n°2022-100 du 21 juillet 2022 ; Recommandation de la CNIL sur les mdp – tableau de correspondance ; Recommandations relatives à l’authentification multifacteur et aux mots de passe (ANSSI)

You need to be logged in to view this content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Pour rappel, la CNIL avait, en novembre 2021, publié un référentiel sur les entrepôts de données de santé. Celui-ci permet aux organismes souhaitant mettre en place un tel entrepôt conforme au référentiel, de ne pas devoir demander une autorisation préalable auprès de la CNIL.

Pour simplifier la démarche, la CNIL devait valider le projet d’entrepôt par rapport au référentiel puis l’organisme peut se déclarer officiellement en conformité.

Cette année, fin septembre, la CNIL enrichit cet outil d’une « check-list » de conformité au référentiel. Elle a pour objectif d’aider le responsable de traitement à vérifier sa conformité au référentiel. Cette check-list fonctionne par affirmations, auxquelles le responsable de traitement doit répondre par Vrai ou Faux.

Si le traitement ne répond pas entièrement aux exigences du référentiel, il doit faire l’objet d’une autorisation spécifique de la CNIL, pour être mis en place.

Consultez ici l’intégralité des documents : Entrepôts de données de santé : la CNIL publie une « check-list » de conformité à son référentiel ; check-list-conformité-référentiel-entrepôt-données

You need to be logged in to view this content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre
You need to be logged in to view this content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Pour mémoire, l’article 46 du RGPD exige des responsables de traitement qui effectuent des transferts des données vers un pays tiers à l’Espace Économique Européen ou vers une organisation internationale, de prendre toutes mesures appropriées afin d’assurer la sécurité des données transférées.

Afin de répondre au mieux à ces exigences et de diversifier les moyens de protection de ces données, le RGPD a prévu la mise en place d’un mécanisme de certification, selon lequel un organisme atteste que le transfert des données en dehors de l’EEE présente un niveau de protection équivalent à celui mis en œuvre par le RGPD.

C’est dans ce contexte que le comité européen de la protection des données a publié le 16 juin dernier, des nouvelles lignes directrices dans l’objectif de clarifier l’utilisation de ce mécanisme de certification.

Ces lignes directrices, dans lesquelles la CNIL a été co-rapporteur, viennent en complément de celles n° 4/2018 relatives à l’agrément des organismes de certification. Elles sont réparties en quatre thèmes :

* des précisions supplémentaires sur les lignes directrices 1/2018 relatives aux critères de certification et sur le rôle des personnes impliquées dans le processus de transfert. Le CEPD rappelle par ailleurs qu’il est possible de mettre en place d’autre mesures à coté de la certification pour assurer la sécurité du transfert;

* des conseils détaillés sur les exigences relatives à l’autorisation des organismes de certification ;

* des critères supplémentaires devant être inclus dans les mécanismes de certification, tels que l’évaluation de la législation du pays tiers, les actions à prendre par l’exportateur et le destinataire, dans le cas où la législation du pays tiers, empêche les responsables de traitement de mettre en œuvre leurs obligations de conformité avec le RGPD ;

* des précisions sur les éléments que doivent apportés les responsables de traitements non soumis au RGPD dans le but de démontrer l’existence de garanties appropriées pour les transferts.

Par ailleurs, ces lignes directrices sont suivies par une annexe contenant les recommandations n° 1/2020 sur les mesures supplémentaires à prendre en compte lors du transfert des données.

Ayant été adoptées en version liminaire, ces lignes directrices sont actuellement soumises à consultation publique qui prendra fin le 30 septembre prochain.

Consultez ici l’intégralité des lignes directrices en anglais : Guidelines 07/2022 on certification as a tool for transfers, Version 1.0, Adopted on 14 June 2022

You need to be logged in to view this content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre
You need to be logged in to view this content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Voilà près d’un an, la Commission européenne rendait deux décisions d’exécution relatives à de nouvelles clauses contractuelles types dont tout professionnel peut se saisir pour les insérer dans ses contrats :

Pour mémoire, rappelons, en outre, que s’agissant de ces dernières, il n’est plus possible, depuis le 27 septembre 2021, de conclure des contrats incorporant les anciennes clauses contractuelles types et que pour les contrats en cours à cette date, ils doivent être mis en conformité avec les nouvelles rédactions au plus tard à effet du 28 décembre 2022.

Aussi, s’appuyant sur les différents retours d’expérience qui lui sont parvenus concernant l’utilisation de ces nouvelles clauses, la Commission européenne a publié le 25 mai dernier un document sous forme de questions-réponses visant à aider les parties prenantes dans leurs efforts de mise en conformité.

Ce document, qui ne comprend pas moins de 44 questions, fournit ainsi des orientations pratiques sur l’utilisation des clauses et sur le contexte dans lequel elles sont susceptibles de s’inscrire.

Il est par conséquent fortement recommandé de s’en saisir, en particulier si vous utilisez les services d’un prestataire qui héberge vos données en dehors de l’UE, ou que vous faites appel à une tierce maintenance depuis un pays hors UE.

Consultez ici l’intégralité du document (en anglais) : Questions and Answers for the two sets of Standard Contractual Clauses (25 mai 2022)

L’affaire Google Analytics connait un nouvel épisode avec la publication par la CNIL d’un article sur la mise en conformité de l’outil de mesure d’audience et d’une foire aux questions relative à ses dernières mises en demeures concernant la mise en œuvre de cet outil.

Pour rappel, la CNIL a procédé, le 10 février dernier, en coopération avec ses homologues européens, a des mises en demeure contre plusieurs structures pour transferts illégaux de données vers les Etats-Unis via Google Analytics. Elle considère que l’utilisation de cet outil entraîne des transferts non sécurisés de données personnelles, incitant ainsi les organismes à trouver des solutions et des alternatives afin de respecter les exigences relatives à la protection des données, notamment celles issues du RGPD.

Concernant d’abord la mise en conformité de l’outil de mesures d’audience, la CNIL explique que les mesures de paramétrage et de chiffrement ne suffisent pas, car elles n’empêchent pas l’accès aux données par des autorités extra-européennes. En effet, la problématique est celle du contact direct par le biais d’une connexion HTTPS, entre le terminal de la personne et les serveurs de Google. Les requêtes qui en résultent permettent aux serveurs Google d’obtenir l’adresse IP et des informations sur le terminal de l’internaute.

La seule solution envisageable est donc celle de rompre ce contact, ce qui est possible grâce à l’utilisation d’un proxy (un serveur mandataire). Concrètement, les adresses IP et informations auxquelles les serveurs de Google auront accès sont celles du proxy et non des internautes.

Cependant, il est nécessaire que ce serveur proxy remplisse certaines conditions pour considérer que cette mesure s’inscrit dans la ligne des recommandations du CEPD du 18 juin 2021 sur les instruments de transfert permettant de garantir un niveau de protection des données équivalent à celui assuré par le droit de l’UE.

En l’occurrence, le responsable du traitement doit s’assurer (par une analyse) que les données personnelles pseudonymisées ne peuvent pas être réattribuées à une personne physique identifiée ou identifiable. En d’autres termes, il faut s’assurer qu’une réidentification de la personne concernée est impossible tant pour Google que pour les autorités extra-européennes, et ce même en croisant d’autres informations.

Par ailleurs, la CNIL dresse une liste des mesures nécessaires pour mettre en place cette « proxyfication » :

Cependant, la CNIL reconnaît que la mise en place des mesures décrites ci-dessus peut être couteuse et complexe et ne peut ainsi être réalisée par tous les opérationnels. Pour faire face à ces difficultés, la Commission rappelle que les professionnels peuvent recourir à des solutions ne réalisant pas de transferts de données personnelles en dehors de l’UE.

Concernant ensuite la foire aux questions, celle-ci permet de tirer les conséquences des dernières décisions.

Cette FAQ répond notamment aux questions suivantes :

Consultez ici l’article et la FAQ de la CNIL :  Google Analytics et transferts de données : comment mettre son outil de mesure d’audience en conformité avec le RGPD ? ; Questions-réponses sur les mises en demeure de la CNIL concernant l’utilisation de Google Analytics

Bureau de Tours
(cabinet principal)
2 rue du Commerce
37000 TOURS
Bureau de La Rochelle
(cabinet secondaire)
32 quai Louis Durand
17000 LA ROCHELLE
Bureau de Paris
(cabinet secondaire)
19 rue Bergère
75009 PARIS
Vous souhaitez recevoir des informations de la part du cabinet beeLighted
Contactez-nous
Pour nous joindre, un numéro unique : 02 47 66 37 13
Et une seule adresse e-mail : contact@beelighted-avocats.fr
Suivez-nous
Top cross