Par un communiqué de presse en date du 14 septembre dernier, en perspective de la mise en application de la mesure initialement prévue au 1er octobre, le Conseil d’administration du régime local a annoncé qu’il avait décidé de prendre intégralement à sa charge la part de déremboursement de l’AMO sur le remboursement des soins dentaires et cela, sans augmentation des cotisations des assurés par ailleurs.
Autrement dit, le régime local augmentera tout simplement son taux de prise en charge à hauteur de 30 % en matière dentaire, ceci afin de maintenir un taux global de prise en charge AMO à 90 % et ce qui pour le coup ne devrait donc avoir aucun impact pour les complémentaires santé qui gèrent des assurés affiliés à ce régime.
Dans sa construction, le régime local vient en effet en complément de 1er niveau du régime de base d’assurance maladie obligatoire. Ainsi, par exemple, lorsque le régime de base intervient à hauteur de 70 % du tarif de convention d’un acte, le régime local intervient lui en complément à hauteur de 20 %, ceci afin de porter le taux de prise en charge global de l’AMO à 90 % pour ses bénéficiaires qui continueront donc à ne supporter que 10 % de ce tarif.
Consultez ici l’intégralité du document : Communiqué de presse du 14 sept. 2023
C’est le sujet du moment !
Annoncé en juin dernier, le projet de hausse de la franchise médicale sur les médicaments, les actes des auxiliaires médicaux et les frais de transport sanitaire, voire même de la participation forfaitaire des assurés sociaux sur les actes de consultation des médecins, se renforce de jour en jour.
Sous couvert de responsabiliser les assurés sociaux face à leurs dépenses de santé, il serait en effet envisagé par le Gouvernement, dans le cadre du prochain budget de la sécurité sociale, de doubler le montant de cette franchise et de cette participation qui est laissé à la charge des patients.
L’objectif de Bercy : générer une économie de près de 1,5 milliards d’euros pour l’Assurance Maladie.
L’augmentation du plafond annuel au-delà duquel ces franchises ne sont plus appliquées, actuellement fixé à 50 euros par an, serait également à l’étude. Il ne serait en revanche pas question de modifier les catégories d’assurés qui en sont exonérées de par leur situation (bénéficiaires de la C2S ; enfants de -18 ans ; femmes enceintes…).
En l’état, les OCAM ne devraient donc pas être impactés directement par cette mesure, ce d’autant moins dans le cadre des contrats responsables qu’ils proposent puisque ces franchises et participations figurent au rang des interdictions de prise en charge.
Ceci étant, comme nous le savons, les travaux préparatoires et les périodes d’examen des projets de loi de financement apportent souvent avec eux leur lot de « bonnes » et de « mauvaises » surprises… A suivre…