A l’occasion du Forum International de la Cybersécurité (FIC) ayant eu lieu en juin dernier à Lille, l’institution de lutte contre les cybermalveillances a lancé son nouveau module d’assistance, permettant à toute victime de profiter de son service de diagnostic et d’assistance en cas de cybermalveillances.
Ce module, intégrable dans toutes les pages d’un site internet, permet ainsi à tout utilisateur victime, qu’il soit particulier, entreprise, collectivité ou encore association :
Par ailleurs, toute entité possédant un site internet, soucieuse de la cybersécurité et de la sécurité en ligne de ses utilisateurs, peut d’ores et déjà demander la souscription gratuite au module, via le lien suivant :
Le module « Assistance Cyber en Ligne » – Assistance aux victimes de cybermalveillance
Consultez ici le communiqué de presse de cybermalveillance.gouv.fr : Cybermalveillance.gouv.fr met à disposition son nouveau module « ASSISTANCE CYBER EN LIGNE »
La consultation publique organisée sur la rubrique relative à la protection sociale complémentaire (PSC) a pris fin le 15 mai dernier et a semble-t-il rencontré un franc succès.
Dans un communiqué du 24 juin dernier, l’administration se félicite d’ailleurs de manière générale du bilan très positif que cette base présente pour la sécurisation des entreprises après un an de publication.
Aussi, dans cette actualité, nous pouvons lire qu’alors que les contenus de la rubrique relative à la PSC devaient être rendus opposables à compter du 1er juillet 2022, cette date est finalement reportée au 1er septembre 2022.
Nombre de contributions formulées au cours de la consultation publique sont en effet encore en cours d’examen et ce délai supplémentaire va ainsi permettre à l’administration d’apporter des précisions nouvelles pour répondre au mieux aux attentes des utilisateurs.
Consultez ici l’intégralité du document : Actualités du BOSS – Communiqué du 24 juin 2022
Suite à plusieurs plaintes reçues ces derniers mois sur le sujet des « murs de traceurs » (cookie walls en anglais), la CNIL a publié, le 16 mai dernier, des premiers critères permettant d’évaluer la légalité de cette pratique.
Pour mémoire, les cookie walls est une pratique selon laquelle l’internaute est obligé d’accepter le dépôt de certains traceurs sur son terminal (ordinateur, smartphone, … etc.) pour accéder à un service sur internet. A défaut d’acceptation, celui-ci sera obligé de fournir une contrepartie financière pour accéder au site.
La CNIL rappelle dans un premier temps que si le dépôt de cookie walls est susceptible de porter atteinte, dans certains cas, à la liberté du consentement, cette pratique n’est pourtant pas interdite de manière générale. Sa légalité doit en effet être appréciée au cas par cas, en tenant compte notamment de l’existence d’alternatives réelles et satisfaisantes proposées en cas de refus des traceurs.
La CNIL recommande, en second temps, la prise en compte de certains critères afin d’apprécier si la pratique de cookie walls est susceptible de porter atteinte au consentement de l’utilisateur. Les opérateurs devront en effet :
Pour mémoire, La CNIL et le CEPD ont appelé, à plusieurs reprises, le législateur européen à fixer des règles plus précises en matière de cookies dans le futur règlement européen ePrivacy, en cours d’élaboration.
Consultez ici le communiqué de la CNIL : Cookie walls : la CNIL publie des premiers critères d’évaluation
Dans l’objectif d’harmoniser la politique de sanction suivie par les autorités nationales de protection des données, le Comité Européen de la Protection des Donnée (CEPD) a publié, le 12 mai dernier, de nouvelles lignes directrices sur la méthodologie de calcul des amendes administratives liées à la violation des règles du RGPD.
Ces lignes directrices viennent d’ailleurs s’ajouter au guide adopté par le CEPD sur l’application et la fixation des amendes et dans lequel l’autorité européenne insiste sur la nécessité de prendre en compte les circonstances de chaque affaire lors de la prescription d’une amende.
Pour rappel, l’article 83 du RGPD dispose d’ailleurs que les amendes administratives, déterminées en principe par les autorités nationales de contrôle doivent dans chaque cas être effectives, proportionnées et dissuasives, sans pourtant excéder le plafond déterminé par le RGPD.
Dans le respect des principes cités ci-dessus, le CEPD prévoit que les Autorités de contrôle doivent suivre les cinq étapes suivantes :
Autrement dit, la méthodologie expliquée ci-dessus ne repose pas sur un simple calcul mathématique, mais plutôt sur les circonstances spécifiques à chaque infraction afin de déterminer le montant final de l’amende qui, lui, peut varier dans les limites imposées par le RGPD.
Ces lignes directrices sont soumises à consultation publique jusqu’au 27 juin prochain.
Consultez ici l’intégralité du document en anglais : Guidelines 04/2022 on the calculation of administrative fines under the GDPR, Version 0.1
Comme chaque année, la CNIL a publié, le 11 mai dernier, son rapport d’activité pour l’année 2021.
Ce rapport met en avant l’activité particulièrement intense de la CNIL d’une part, et présente sa stratégie d’action pour les années à venir d’autre part.
Concernant son activité pour l’année 2021, la Commission fait le point sur son action d’accompagnement des opérateurs économiques dans leur démarche de conformité au RGPD mais aussi sur le contrôle du respect du règlement par ces derniers. Ces actions, concernant d’ailleurs plusieurs secteurs y compris celui de l’assurance, sont présentées en détail dans le rapport. Il s’agit notamment :
S’agissant plus particulièrement du secteur de l’assurance, celui-ci a fait en 2021 l’objet d’un accompagnement privilégié mais aussi d’une surveillance accrue, compte tenu des données sensibles que les organismes et les distributeurs d’assurance sont amenés à traiter. En effet :
Les enquêtes menées ont ainsi permis de constater de nombreuses vulnérabilités, des insuffisances dans les politiques de mots de passe ou encore des suites cryptographiques obsolètes. Ce qui nous alerte sur la nécessité de renforcer la sécurité de notre système numérique face aux cyberattaques.
Concernant sa stratégie pour les années à venir, la CNIL confirme son intention de renforcer le respect effectif des droits sur la protection des données en mettant en œuvre des moyens d’accompagnement et de sanction qui sont agiles, équilibrées et efficaces. C’est ainsi qu’elle précise ses orientations autour des trois axes prioritaires suivants :
En résumé, la CNIL renouvelle sa politique d’accompagnement, sa mobilisation accrue sur la cybersécurité et prévoit de renforcer son action répressive.
Consultez ici l’intégralité du rapport : Rapport annuel 2021 CNIL