Comme chaque mois, France Assureurs a publié le 31 août 2026 les données relatives à la collecte en assurance vie. Celles-ci confirment, sur les sept premiers mois de l’année, la dynamique observée en 2025, avec une progression particulièrement marquée des versements sur les unités de compte (UC).
En juillet 2026, les cotisations atteignent en effet 18,8 milliards d’euros, en hausse de 1 % sur un an. Sur la période de janvier à juillet 2026, elles s’établissent à 127,8 milliards d’euros, contre 116,3 milliards sur la même période en 2025, soit une progression de 9 %.
Cette évolution est notamment portée par les UC, dont les cotisations progressent de 11 % sur les sept premiers mois de l’année, contre 8 % pour les supports en euros. En juillet, les UC représentent ainsi 42 % des cotisations et 40 % sur la période de janvier à juillet 2026.
La tendance se retrouve également du côté des prestations, avec une progression de la part des UC, tandis que les prestations relatives aux supports en euros demeurent globalement stables.
Au total, la collecte nette atteint 41,3 milliards d’euros depuis le début de l’année, soit 8,7 milliards d’euros de plus qu’en 2025. Ces données confirment ainsi la dynamique favorable de l’assurance vie et la place croissante des UC dans les nouveaux versements.
Consultez ici l’intégralité du document : Communiqué de presse France Assureurs du 31 août 2026
La Loi n° 2026-492 du 12 juin 2026, destinée à renforcer l’accompagnement des familles confrontées à la maladie grave, au cancer ou au handicap d’un enfant, introduit un nouveau motif de sortie anticipée en capital pour les dispositifs d’épargne retraite entreprise et de retraite supplémentaire à cotisations définies.
Jusqu’à présent, les titulaires d’un plan d’épargne retraite obligatoire (Pero) ou d’un plan d’épargne retraite collectif (Pereco) ne peuvent en principe récupérer leurs droits qu’à la liquidation de leur pension de retraite dans un régime obligatoire, ou à l’âge légal de départ en retraite.
Le Code monétaire et financier, en son article L224-4, prévoit néanmoins une liste limitative de situations exceptionnelles autorisant une sortie anticipée et la Loi du 12 juin 2026 vient désormais enrichir cette liste d’une nouvelle situation dérogatoire :
Déposée initialement le 11 mars 2025, la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir poursuit son parcours législatif et nécessite une attention particulière de la part des assureurs et organismes mutualistes.
Après une adoption en première lecture par l’Assemblée nationale en mai 2025, suivie d’un rejet par le Sénat en janvier 2026, le texte a de nouveau été adopté avec modifications par les députés le 25 février 2026. Plus récemment, le 12 mai 2026, le Sénat a de nouveau rejeté la proposition de loi amendée en deuxième lecture.
Une commission mixte paritaire a ainsi officiellement été convoquée et devrait avoir lieu très prochainement. Elle sera chargée de s’accorder sur une version finale de la proposition de loi, sur la base du texte adopté en février 2026 par les députés. En cas de désaccord persistant à l’issue de la commission mixte paritaire, l’Assemblée nationale aura le dernier mot. Ainsi, l’adoption définitive et la promulgation de ce texte demeurent donc hautement probables dans sa dernière version votée par les députés et imposent aux acteurs de l’assurance de s’y préparer activement.
À la suite d’une période de consultation publique initiée en février 2026, l’administration a officialisé l’entrée en vigueur, au 18 mai 2026, de la nouvelle rubrique du Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS) consacrée aux régimes professionnels de retraite supplémentaire à prestations définies, communément appelés « retraites chapeaux ».
Initialement prévue pour le 4 mai 2026, l’opposabilité de cette doctrine administrative avait en effet fait l’objet d’un court report, afin de permettre à l’administration d’examiner et d’intégrer l’ensemble des remarques formulées par les acteurs du secteur dans les derniers jours de la consultation.
Tirant notamment les conséquences pratiques et juridiques de l’ordonnance n° 2019-697 du 3 juillet 2019 venue profondément réformer le paysage de la retraite supplémentaire, l’administration y rappelle ainsi tout d’abord l’interdiction d’affilier de nouveaux bénéficiaires aux régimes à droits aléatoires depuis le 5 juillet 2019, ainsi que l’impossibilité d’acquérir de nouveaux droits conditionnels pour les périodes d’emploi postérieures au 31 décembre 2019.