Le 21 novembre 2024, l’ACPR a publié sa recommandation tant attendue sur les bonnes pratiques en matière de devoir de conseil en assurance et entrera en application dès le 31 décembre 2025. Elle actualise et renforce ainsi les approches en matière de protection de la clientèle tout en tenant compte des évolutions réglementaires et des usages actuels.
Cette recommandation 2014-R-02 souhaite répondre à 3 principaux objectifs :
Calendrier serré mais calendrier tenu !
Après les débats sérieux qui se sont tenus dans l’hémicycle du Sénat et qui se sont soldés par l’adoption d’un projet de texte dans une version largement amendée par rapport à celle, non aboutie, sortie de l’Assemblée Nationale, la Commission mixte paritaire (CMP) était chargée de trouver un compromis sur une mouture commune du texte entre les deux assemblées.
Et situation d’autant plus surprenante, députés et sénateurs ont réussis à tomber d’accord ce 27 novembre sur un projet de texte commun s’appuyant principalement sur le texte adopté par le Senat ; situation que nous n’avons pas vue se produire depuis très longtemps.
Taxe « lapin », partage d’informations AMO-AMC en matière de lutte contre la fraude, obligation de prise en charge de l’examen de prévention bucco-dentaire dans les contrats responsables sont autant de mesures phares qui ont ainsi été validées et qui auront des impacts sur les OCAM.
A l’inverse, les mesures visant à l’instauration d’un taux différencié de TSA à l’égard de certaines garanties dites de prévention ou de certaines catégories d’assurés ont été supprimées. De même que celle visant à pénaliser les assurés pour le bénéfice du 100 % santé dès lors qu’ils ne justifient pas avoir réalisé un examen annuel de prévention bucco-dentaire ou encore, ainsi que celle visant à déléguer aux OCAM la gestion du remboursement des équipements optiques de classe B.
De plus, concernant l’évolution du ticket modérateur sur les médicaments et les consultations médicales, la Ministre de la santé n’a pas manqué d’aviser les sénateurs lors de l’ouverture de l’examen du projet de budget au sein de leur assemblée qu’une hausse de 5 % (contre 10 % initialement) sera bien à l’ordre du jour en 2025 et décidée par arrêté ministériel.
Les dispositions actant au niveau législatif de la stabilité de ce TM pour 2025 ont donc elles aussi été retirées du projet de texte de compromis.
Parmi les autres mesures, le texte de compromis valide en outre :
Prochaines étapes ? L’Assemblée Nationale voit le texte en seconde lecture à partir de lundi 2 décembre puis 2ème navette au Sénat dont les discussions devraient débuter le 5 décembre.
Consultez ici l’intégralité du document : Texte du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 élaboré par la Commission mixte partitaire (27 nov. 2024)
Le 15 novembre dernier, l’EIOPA s’est enfin exprimée sur l’impact de l’augmentation des seuils de taille d’exclusion du champ d’application de Solvabilité II (dans le cadre de la future directive de révision) par rapport à l’entrée en application du règlement DORA le 17 janvier 2025.
En effet, les organismes assujettis à Solvabilité II sont ceux qui entrent dans le champ d’application de DORA dès 2025. Cependant, la révision de Solvabilité II introduit notamment une notion de proportionnalité en excluant les plus petites structures de son champ d’application.
La réalité de la hausse contrainte des tarifs des contrats de complémentaire santé enfin expliquée et mieux appréhendée !
Lancée au printemps de cette année, la mission d’information sénatoriale sur les complémentaires santé vient en effet de dévoiler le compte-rendu de ses travaux dans le cadre d’un rapport de plus de 300 pages.
L’objectif premier de ce contrôle devait consister à interroger l’architecture globale du système de prise en charge entre AMO/AMC et comprendre pourquoi celle-ci se révélait peser de plus en plus sur le pouvoir d’achat des Français compte tenu des hausses de tarifs des complémentaires santé annoncées à la fin de 2023.
Qilin le groupe de cybercriminalité lié à la Russie et soupçonné d’être à l’origine des attaques de juin dernier dans plusieurs hôpitaux britanniques, a très récemment utilisé une technique nouvelle afin de voler des identifiants stockés dans le navigateur Google Chrome.
Cette attaque semble avoir été divisée en 4 étapes :
Cette nouvelle technique pose problème car le vol d’identifiants pourrait mener à des attaques ultérieures et nécessiter un changement de mots de passe non seulement sur le réseau, mais aussi pour tous les sites tiers où les utilisateurs avaient enregistré leurs identifiants dans Chrome.
Pour se prévenir de cette attaque, il n’est pas nécessaire de mettre en place des mesures particulièrement avancées. Il s’agit surtout de rappeler des mesures essentielles en cyber informatique :